Sur les pas de Jean Follain
"Tout fait événement pour qui sait frémir" Jean Follain
Petit pèlerinage à Canisy (50) le 1er mai sur les traces de Jean Follain... Maison natale de Jean Follain, rue Jean Follain. La cour de récréation de l'école, le collège Jean Follain, la tombe de Jean Follain et de Madeleine son épouse, enterrés dans la caveau des grands-parents Heussebrot.
Sur Jean Follain, un texte que le grand René Char m'avait envoyé en 1977 pour une parution dans Ouest-France où je collaborais à l'époque.

"Jean Follain occupe une place, dans la poésie, mobile comme l’est une source à flanc de coteau, car celle-ci hante toute chose, d’abord par son nom même et la vitesse où on la cherche, où ce sera une grâce de la trouver, ensuite parce que devenue cours d’eau elle irrigue alors une géographie composée à l’extrême, civilisée par les ouvrages et les coutumes de ses habitants, eux toujours en mesure d’étirer, d’écarteler leur civilisation nerveuse… Noble plume de Jean Follain! Poésie de plus en plus aimée de beaucoup." René Char, 1977.

"L’anecdote

L'unique peintre de ce bourg
repeignait la boutique austère
et fredonnait
quand de la gare s'en revenaient
les deux uniques voyageuses
indifférentes à cet amour
que mettait partout le printemps
mais il est des chants qui poursuivent
et que nous ramène une brise.
O monde je ne puis te construire
sans ce peintre et sans ces deux femmes."

Exister Jean Follain. Éditions Gallimard

IMAG1103

IMAG1106

IMAG1101

IMAG1098

IMAG1109

 

IMAG1110