Guy Allix, poète

18 mars 2019

Projet Cd Guy Allix cagnotte Leetchi

Projet Cd, Cagnotte et texte introductif de l'ami Pierre Maubé 

 

Parallèlement à la souscription, dont je joins encore le bulletin ici, j'ai ouvert une cagnotte sur leetchi dont vous découvrirez le lien ci-après. Vous pouvez y aller dès à présent. Bien sûr qui a souscrit n'a pas à participer à la cagnotte...

Je publie aussi ici pour la première fois le texte de mon ami Pierre Maubé, texte qui ouvrira le livret de l'album (avec un autre texte du frérot Gérard Cléry, davantage centré sur la chanson).

Merci encore à toi Pierre pour ces mots si fraternels qui me touchent au plus juste.  

Les amis, l'amour, la poésie - Leetchi.com

Les amis, l'amour, la poésie. Projet Cd chansons et poèmes de Guy Allix Avec des poèmes d'amis (Gérard Cléry, Christophe Forgeot, Gérard Mottet, Luis Porquet, Cather

https://www.leetchi.com

Guy Allix se tient debout devant nous. Seul. Dans sa simplicité et sa dignité d’homme. Une silhouette fragile et d’une force étrange, au regard inquiet et serein, mélancolique et printanier.

Il est ici, nous dit-on, pour dire des poèmes. Lesquels ? Des poèmes qu’il aime. On le sent incapable de défendre des poèmes qu’il n’aimerait qu’à moitié.

A le voir, on comprend qu’il ne sait pas feindre, simuler, frauder. Cet homme ne sait pas mentir, et c’est à notre époque un bien lourd handicap – peut-être jadis le lui a-t-on fait payer.

Ce soir, qu’importe. Il est venu pour nous parler, nous sommes venus pour l’entendre, nous sommes ici pour partager ce trésor si rare : une parole vivante, une voix de vérité, une voix qui se risque à forer le silence, jusqu’à la nappe phréatique de la parole vraie.

Voici venir les premiers mots du premier vers du premier poème. Voici les mots portés, jetés, offerts.

Par une voix chaude, prenante, chantante.

Une voix d’émotion enracinée, jaillissante, transmise, magnifiée.

Un violoncelle à charge d’âme, aux résonances charnelles, aux horizons d’enfance. Une voix aux échos lointains (mais toujours vibrants, mais à peine atténués) de drames intimes et de vivaces joies. Une voix à mesure de souffle, à hauteur d’homme.

Les mots, les vers, les poèmes se succèdent. Connus, inconnus, reconnus. Étrangement familiers. Nous découvrons ou nous redécouvrons ces poèmes et soudain nous comprenons pourquoi les poètes écrivent : pour nier le silence, pour déchirer l’obscurité d’un tremblement de chandelle et d’une lueur d’étoile. Pour forger une parole forte et fragile, d’une fragilité issue de songes telluriques, une aile de papillon dont le battement traverse l’univers.

Nous sommes entrés dans cette maison que nous ne soupçonnions pas et qui nous attendait depuis si longtemps. Le diseur nous offre l’hospitalité, toutes les portes sont ouvertes. Le feu crépite dans la cheminée, chaque poème est une flamme, il réchauffe et il brûle. Le poème ne distrait pas, ne rassure pas, ne glisse pas un goût sucré dans notre bouche, il insère sa lumière dans nos yeux et nous fait le cadeau dangereux de la lucidité.

Guy, militant du verbe. Au service des mots d’hier, d’aujourd’hui, de demain.

Guy, là, ce soir, devant nous, en partage. Et qui, le temps de sa parole, nous fait habiter dans un monde fraternel.

Que te dire, Guy ? Que répondre à ton chant ?

Un mot, un seul mot.

Merci.

« J'adhère au chant du berger solitaire qui use du bois de son propre corps pour alimenter le feu créateur. » Angèle Vannier.

Pierre Maubé

 

Souscription Guy Allix chante les amis, l'amour, la poésie

 

 

Souscription_Guy_Allix_chante_les_amis__l_amour__la_po_sie

 

Premiers souscripteurs (merci à eux) :

Marie Genty, Luis Porquet, Colette Gibelin, Michel Lamart, Christian Rivot

Premiers donateurs de la cagnotte :

Christophe Forgeot, Karen Boivin, Adeline Balacchino


15 mars 2019

Projet Cd chansons et poèmes "Les amis, l'amour, la poésie" de Guy Allix

Un nouveau projet qui me tentait depuis très longtemps.

Et cela va me permettre de porter mieux que sur YouTube (et avec une meilleure qualité d'enregistrement) les amis que j'ai mis en musique.

Il me faut une bonne centaine de souscripteurs.

Je compte sur vous et remercie d'avance les soucripteurs...

 

Souscription_Guy_Allix_chante_les_amis__l_amour__la_po_sie

Souscription Guy Allix chante les amis, l'amour, la poésie

 

08 mars 2019

Récital chansons et poésie à Gournay-en-Bray (76) le 16 mars à 20h

Chers amis,
Je donnerai un récital chanson et poésie avec mon amie Adeline Gouarné le samedi 16 mars à 20 h à l'Atelier (44 avenue du Général Leclerc – 76220 Gournay-en-Bray) dans le cadre des manifestations organisées à l'Atelier pour le 20e Printemps des poètes sur le thème de la beauté.
Chansons variées avec des reprises et quelques compositions personnelles qui seront sur mon prochain Cd à paraître dans le courant de l'année.
Les poèmes seront lus par Adeline.
En espérant vous y retrouver.
Amicalement.
Guy
 
L'Atelier 44 avenue du Général Leclerc 76220 Gournay-En-Bray. 
Renseignements: 06 82 55 11 41.

Affiche Gournay en Bray

Printemps des poêtes

01 mars 2019

Un article inédit de Jean-Louis Backès sur "Mouvance mes mots", 1984

Lors de la parution de Mouvance mes mots chez le grand René Rougerie en 1984 mon fidèle ami Christian Rivot prépara une petite monographie aux éditions de l'Ortie. Il y avait là quelques poèmes ou extraits de poèmes et des textes de Gabrielle Althen (article précédemment publié dans Vagabondages), de Christian Rivot, de Jean-Yves Debreuille et d'un autre ami, Dominique Malas, ainsi que des extraits de courriers ou d'articles de Pierre Seghers, Jean Rousselot, Maryline Desbiolles, Jean-Luc Maxence, Gilles Pudlowski... On trouvait encore un extrait de la très belle préface d'Hubert Juin.

Jean-Louis Backès, brillant comparatiste alors en poste à l'université de Caen et amateur très éclairé de poésie, m'avait promis un article pour cette monographie. Hélas il tarda un peu et l'article arriva après parution de l'ensemble. Il est donc resté inédit à ce jour où par suite de déménagements succéssifs de l'un et de l'autre, je n'ai plus de nouvelles de Jean-Louis.

J'avais appris, quelques années auparavant par un ami qu'un jour Jean-Louis était arrivé en cours et avait lu des poèmes contemporains dont ceux d'un certain Guy Allix... A cette époque je ne le connaissais pas encore. 

J'ai gardé précieusement ce texte tapé à la machine et je l'ai enfin saisi 35 ans plus tard pour le publier ici.  

 

"SELON NUL VENTRE QUE LE SIEN…"

 

On part, comme tout un chacun, d'un jeu sur les mots, d'un jeu dans les mots. Il réjouit, mais en surface. Il désole. Car le rieur est vide.

 

On apprend donc que "les couleurs (…) coulent". On rencontre une "bière" dont on ne sait si elle doit étancher une soif à la Rimbaud, - "Les ouvriers sont au frais sous le linge"; on pense à des charpentiers, non loin d'une "jeune Oise", - dont on ne sait si elle ne veut pas rappeler la phrase liminaire, à la Pascal: "Cela finira par de la terre, même ton cri."

 

On s'inquiète, si l'on veut, de tours étranges, où se dissout la nette frontière entre l'un et le plusieurs. Carnaval, ou fin du monde? "Oserai-je t'avouer la plupart de moi?" Ou encore: "Il y a foule dans ton cri."

 

On s'inquiète. Mais c'est le poème lui-même qui s'inquiète, car il ne sait plus à qui s’adresse sa morale. "Tu comprimes la peur dans l'habitude." A qui parle-t-il ? Ce reproche, vaut-il pour un lecteur pusillanime, qui recule devant ce qui lui semble le vide ? Vaut-il pour cette autre, sans nom, présente à de certaines pages, nue et les jambes ouvertes? Vaut-il pour le très provisoire porteur de la voix qui se fait entendre? On insinuerait parfois que le poème se parle à lui-même? Ce cri, nommé "ton cri", à qui appartient-il ?

 

"La peur à chaque mot", ce n'est pas seulement celle d'un mauvais lecteur, qu'il faudrait redresser. C'est celle du poème lui-même. On s'en convainc en lisant à la file les trois fragments intitulés Lave formelle1. II et III. "La peur" figure dans le second. Le premier parle de se "perdre è tous les vents, au plus chaos." Le troisième évoque "le poème déchiré."

 

Se perdre. S'éperdre. Expérience de l'éparpillement ; de la dispersion, où naît notre terreur. N'être plus soi. Ne plus pouvoir barricader cette citadelle que nous voudrions encore appeler le cœur, ce réduit qui nous soustrait à l'invasion par la folie, par la nuit, par le vide. Notre angoisse est "en quête d'un lieu sûr".

 

Ce lieu, allons-nous pleurer son absence ? Non; car il se forme. Il n'est pas l'intime infrangible; il ne reçoit pas de verrou. Il ne faut pas non plus attendre qu'il soit donné, depuis toujours construit, à jamais immuable. Le lieu existe de ce qu'il est ouvert, et de ce qu'il apparaît dans la métamorphose.

 

"Le ventre devient la scène

 

et le souvenir."

 

Quel ventre ? Celui dans lequel se prépare l'explosion, l'éruption d'une lave, d'une ligueur unique et saturée de semences multiples ? Ou l'autre, la matrice assoiffée, comme une terre que pénètre la pluie ? Ou bien vont-ils se confondre, dans l'invraisemblable déformation des rêves, dans la dérive des mythes obscurs, étreinte de vagues divinités plus que primitives?

 

A lire Mouvance mes mots, on retrouve parfois, en dehors de tout rappel précis, l'atmosphère envoûtante de la troisième Elégie de Duino. Au delà du moi et du toi, une force obscure s'empare de l'être, en distend les formes; tord les jeux d'ombre et de lumière, envahit l'espace et le replie sur  lui-même. La chambre où brûlent les amants cesse d'être un point dans un système de repères. On peut dire, oui, que "les grandes foules […] rampent plus bas." On se projette l'image d'une rue. Dès que perçue, elle entre dans la chambre, dans le lit, dans les corps.

 

"La ville a des étreintes sous ta peau".

 

Dans ce monde onirique, l'étreinte n'est pas crispée. Tout au contraire. On apprend à défaire, à délier, tout ce qui serre, tout ce qui ferme, tout ce qui étouffe. Les mots ne cessent de se mouvoir. C'est que le monde est tout autre chose qu'un herbier. Les grandes, les vraies images sont celles qu'anime une course, ou le balancement, avec des bonds.

 

"La chair se retourne

Le rythme cascade les appels."

 

Avoir peur, c'est confondre le rythme avec la sagesse des pieux plantés à intervalles égaux. C'est croire qu'à chaque mot sera épinglée sa chose.

 

Si la vérité ne doit fournir que de petits refuges au milieu du vide, ou des niches, alors mieux vaut "mentir", mentir et largement. Parole, c'est "fable". La fable instruit, parce qu'elle ne craint pas.

 

Il n'y a pas de lieu sûr, sinon l'espace à chaque instant créé par celui qui plane. Le monde s'ouvre. Le monde est "faille et fable". Va-t-on se perdre dans cette faille ? Va-t-on y hurler de vertige ?

 

La brièveté du poème n'indique pas la raréfaction de la matière au milieu des espaces effrayants. Le jeu dans les mots ne dit pas que le sens va se diluer jusqu'au rien. Le poème est une pliure, un accent, un point du chant où le monde se rencontre lui-même, "sous les volutes d'une femme".

 

Oui, les mots sont en fuite; et le monde joue à se dérober, mais construit, soudain, pour un instant, "la coïncidence."

 

Et Guy Allix constate, - nulle jactance en lui, nul enthousiasme de mauvais aloi ; la lucidité de ceux que n’a pas effrayés le fortissimo :

 

"Je n'en suis pas crucifié pour autant."

Jean-Louis Backès, 1984

 

 

 


21 février 2019

Poèmes traduits dans la revue Feed Back en Roumanie

 

Quelques-un de mes poèmes traduits dans la revue Feed Back en Roumanie, revue de Daniel Corbu. J'y suis en belle compagnie avec les amis Jean Portante, Abdoulaye Fodé Ndione (Sénégal), Patrick Lepetit et de nombreux poètes roumains dont mon grand ami Valeriu Stancu. A noter aussi un dossier sur le grand Cioran. 

 

 

 

19 février 2019

Amsterdam de Jacques Brel, nouveau YouTube Guy Allix

Je chante et je joue de la guitare depuis 47 ans (ça ne nous rajeunit pas...) mais enfin Brel, je veux dire le grand Jacques qui chante Amsterdam ça je n'avais jamais osé car enfin comment même lui arriver à la cheville ? Et puis bon... le reprendre même avec des moyens modestes (et avec des conditions techniques encore plus modestes) c'est aussi quand même le faire revivre aussi. Donc depuis quelques mois j'ose sur quelques scènes et c'est apprécié quand même. 

Et là j'ai publié cet enregistrement sur YouTube pour la mémoire de mon ami Pierrot. Mon grand ami depuis 50 ans même si nous ne nous sommes pas revus pendant 30 ans. Nous avions prévu de fêter nos noces d'or en rigolade en fin d'été avec des amis choisis quand je serai enfin de retour en Ille-et-Vilaine. J'avais même réservé une robe de mariée à une copine de Rouen qui avait gardé la sienne. Pierrot allait fêter ses 67 ans le 15 février avec sa compagne et deux de ses meilleurs amis, des amis retrouvés : André dit Dédé et moi.

Il a préféré partir avant volontairement... La barque de sa vie était trop chargée sans doute de ce désespoir que chante aussi Brel dans Amsterdam, ce pourquoi j'ai choisi de lui dédier cet enregistrement.

Adieu Pierrot. Tu n'es plus de ce monde mais tu es dans le coeur de beaucoup. Et dans le mien en tout cas. Merci de tout ce que tu m'as donné en amitié. L'essentiel de la vie est là dans la relation : l'amour et l'amitié ! Dans l'être et non dans l'avoir et tu l'avais bien compris.

 

 

 

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30 janvier 2019

Les couleurs du Petit Peintre à nouveau

Je me permets de publier à nouveau cette vidéo sur Les couleurs du Petit Peintre, merveilleusement illustrée par Pointilleuse et qui tourne pas mal.

De prochaines interventions sur l'album, avec la présence de Pointilleuse, sont prévues à la médiathèque de Conty dans la somme (80160) le 9 février de 9 h 30 à 11 h 30 pour des ateliers (illustration et écritureet le 18 mai à la belle librairie La Marelle de Beauvais (10 Rue Desgroux, 60000 Beauvais) pour une rencontre dédicace de 15 h 30 à 18 heures et ensuite un échange avec une classe de Beauvais.

A très bientôt.

 

 

 

 

Les couleurs du petit peintre

Le Petit Peintre était tout triste. Depuis des années, il peignait des toiles avec tout son amour mais elles étaient toujours rouges. Rouge le ciel bleu, rouge l'herbe verte... C'est que le Petit Peintre ne voyait que du rouge comme d'autre n'y voient que du bleu.

https://www.coop-breizh.fr

 

Bon_de_commande_Les_couleurs_du_Petit_Peintre_Guy

 

13 janvier 2019

Nouveaux articles sur Les couleurs du Petit Peintre

Trois nouveaux articles sur Les couleurs du Petit Peintre (éditions Coop Breizh Beluga). Et une vidéo YouTube qui monte, qui monte, qui monte ;-)

 

 

 

 
GUY ALLIX ET POINTILLEUSE -

MERCI A GUY ALLIX ET POINTILLEUSE - Conte pour enfants de Guy Allix et Pointilleuse, publié chez Coop Breizh Beluga en 2018. Lecture de Guy Allix et Images de Pointilleuse.(NORA-LAURE) Pour mes enfants Esther et Tristan!

http://fanfg.canalblog.com

 

 

Les couleurs du petit peintre - Les carnets de Calixte

Connaissez-vous Pointilleuse ? J'ai découvert le travail de cette illustratrice de talent grâce à deux lectrices (Maryline et Manou, la 1ère étant sa maman) et je trouve qu'il mérite vraiment d'être mis en avant ! Bienvenue dans un univers feutré, où...

http://www.lescarnetsdecalixte.fr

 

 

 


Merci à Calixte, Marc et Fanfg !!!

04 janvier 2019

Juste colère

Un des textes publiés dans le n° 40 de Possibles

Publié dans Le sang le soir en 2015, il avait aurapravant paru dans Les Cahiers du sens, la revue amie de Jean-Luc Maxence où j'ai beaucoup publié.

Un texte qui témoigne d'une juste colère bien trop tardive suite à de trop nombreuses années d'aliénation.

 

Juste colère

« Qui trop combat le dragon devient dragon lui-même. »

Nietzsche

 

Oui, il est de justes colères comme il est d’injustes silences. Il est des silences qui ne sont que compromissions, aliénations. Il est de justes colères quand bien même elles épuisent, quand bien même elles humilient encore celui qui lutte contre le mépris.

J’ai vécu de longues années de colère rentrée contre l’humiliation, de longues années d’aliénation… Je ne pouvais dire et n’osais plus dire. C’était la sidération devant l’infâme. Je n’étais qu’une ombre portée en terre.

La colère rentrée de l’humilié permet à l’humiliant de se complaire dans sa basse besogne, de continuer à rouler dans la poussière celui qui ne dit mot, celui qui consent à ne plus être.

Ce qui compte ici c’est le temps : le juste moment. Les colères rentrées, les colères contenues, entrainent des éruptions meurtrières. Elles ne sont d’abord que vents, justes fraicheurs. Silencieuses trop longtemps, elles se muent en ouragans.

Mais il est pire dévastation que la colère : l’humiliation elle-même qui avitaille le volcan.

Il est pire péché que la colère : le silence, l’acceptation, le renoncement, le reniement de soi. L’acédie elle-même finalement où se complait celui qui refuse la colère. J’ai beaucoup péché par amour, par faiblesse.

Par peur de la colère.

Et je ne saurais au bout du compte regretter ces éclats qui furent autant de révoltes même si je peux en constater les dommages… antérieurs. Je regrette surtout qu’ils aient été si tardifs.

Sénèque a beau dire : "Ignorer les injures, c'est ne point les avoir reçues.", les injures reçues sont là et nous ont mis à terre. Parfois à jamais.

Aujourd’hui je ne combats plus le dragon. Je suis redevenu ce que je suis, ce que j’étais avant la trop longue aliénation.

Délivré par la juste colère. Libéré par le très bel amour quand bien même il a trahi lui aussi.

Précaire mais vivant ici enfin.

Au plus chaos.

 

Juste colère dans Possibles :



 

Le n° 40 de la revue Possibles :

 

 

 

   

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